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Auteur : Chabouté
Éditeur : Vent d'Ouest
Genre : Nouvelle / Conte
Année : 2007

Synopsis : Dans le Grand Nord Canadien du début du siècle dernier, un homme marche. Il marche pour des tas de raisons, pour fuir, pour atteindre un idéal, pour faire sa fortune, ou peut être simplement pour survivre. Un homme qui marche dans un froid de -60° à sans doute les meilleures raisons du monde. Mais l'homme à un pouvoir, celui de faire du feu. Le feu est protecteur, rassembleur, rassurant. Mais le feu est fragile. L'homme à un autre atout, le chien, et le chien aime aussi le feu. Il accompagne l'homme pour profiter de son feu, l'aide à trouver de quoi survivre et déjouer les pièges. Et l'homme continu de marcher tant qu'il à le feu et le chien. Mais le froid attend patiemment la moindre de ces erreurs, de ces faiblesses. Le froid sait que la survie de l'Homme ne tient qu'a ces ridicules petites allumettes. Combien d'hommes a-t-il surpris en s'insinuant insidieusement jusque dans leurs cœurs. Car un homme seul n'a pratiquement aucune chance. Au moins en enfer il fait chaud !
Avis : Chabouté a mis cette fois sur sa planche à dessin une célèbre histoire de Jack London. Bien que l'histoire soit une nouvelle, le dessin donne un effet "conte de fées", tout comme les albums dessinés pour les contes de Perro. La BD est pourtant classé "adulte", cela tiens sans doute au caractère peu jovial de l'histoire. Et pour cause, on assiste à la décrépitude d'un être humain tout au longs de la soixantaine de page. Case après case, un détail change imperceptiblement et transforme peu à peu le pauvre trappeur en statue de glace. Ce qui m'a le plus impressionné est certainement l'expression des yeux donné au personnage. Des yeux tout ronds. Un peu comme ceux du Merlan qui a séjourné dans un camion frigorifique plus exactement. Un regard de mort ! Il n'y a enfin aucun dialogue, après tout il n'y a qu'un seul homme, il ne va quand même pas parler à son chien ! C'est pourtant ce dernier qui est le narrateur. Le chien qui suit l'homme pour le feu, et l'observe. Mais ça on le doit à Jack London !
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